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Inconduite de saison

Montréal, Québec, Canada - 14 octobre 2004
Par Max
 

Les veuves du hockey ont le sourire radieux par les temps qui courent. Les sofas sont libres les samedis soirs et les décodeurs dorment paresseusement près des écrans géants. Il y a peu à rajouter à ce qui a été dit sur le lock-out décrété par les propriétaires de la Ligue nationale de hockey. Les millionnaires du sport sont devenus des assistés sociaux de luxe contraints de se dénicher des à côtés de misère comparé à leurs faramineux traitements de professionnels. Il se trouve toutefois peu d’amateurs pour s’apitoyer sur leurs sorts.

Depuis le début du conflit, ce sont surtout les joueurs qui subissent les railleries et la colère des amateurs de sport. Pourtant, ce sont les propriétaires qui ont fermé les portes des amphithéâtres. Ces derniers peuvent toujours arguer que la puissante Association des joueurs et leur arrogant président Bob Goodenow n’ont pas négocié de bonne foi et qu’ils ont fait peu d’efforts pour comprendre l’impasse des propriétaires.

Les joueurs, eux, se défendent sur la cupidité des propriétaires pour justifier leur refus d’un plafond salarial. Leur avidité est certes aussi démesurée que la cupidité de leurs grands patrons. Dans cette histoire de gros sous, il n’y a pas d’innocentes victimes. Il n’y a que des profiteurs qui reçoivent la facture de leurs erreurs passées.

Les propriétaires ont longuement abusé des vedettes qui faisaient littéralement craquer leurs tiroirs caisses. Il suffit de penser aux salaires de crève-faim des Maurice Richard, Gordie Howe, Doug Harvey, Bobby Orr ou d’un Camille Henry qui est mort dans une pauvreté extrême. Il était prévisible d’imaginer les joueurs prendre un jour leur revanche. Mais comme dans toute bonne histoire de balancier, quand il est en marche, il est difficile, voire impensable, d’espérer le voir s’arrêter au beau milieu de sa course. Le jeu de l’offre et de la demande a enflé les salaires jusqu’à des proportions démesurées. Les propriétaires ont voulu s’acheter des équipes gagnantes en s’appropriant les vedettes à prix d’or. Aujourd’hui, ceux qui ont enclenché cette orgie de dollars sont ceux-là même qui réclament une limite raisonnable à la gourmandise des joueurs.

Difficile de se faire une idée sur l’identité du vrai coupable. En attendant, l’Amérique frétille devant les écrans où les plafonnés salariaux du football de la NFL remplissent les stades.   

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