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Quelques vies et des milliards de manque à gagner

Frelighsburg, Québec, Canada - 29 avril 2003
Par Max

On ne voit pas les virus à l’œil nu. Votre voisin d’avion entre Paris et Montréal présente un teint de pêche, il n’a pas toussé un brin de tout le voyage. Il est probablement sain et vous ne vous souciez pas. Quelques heures après son enregistrement à l’hôtel, il est pris de fièvres. À l’hôpital où il se rend, on ne peut rien faire pour le sauver. Un virus inconnu l’a foudroyé en moins de 36 heures.

La psychose du nouveau virus ferme des quartiers, boycotte des villes entières. Quand l’ennemi est aux portes, les hommes prennent les armes et défendent leur vie et celle des leurs. Quand l’ennemi est invisible, toutes les armes du mondes sont impuissantes. Faudra peut-être s’habituer, au cours des prochaines années, à voir déambuler des foules masquées pétrifiées par les éternuements  de leurs voisins de table ou de métro.

Les décomptes d’épidémies sont souvent des statistiques archivées pour la postérité. La malaria tue environ 3 000 enfants par jour en Afrique. Déjà en 541 après Jésus-Christ, la peste fauchait des centaines de milliers de personnes. Cette peste durera plus de 200 ans.

À cette époque, la propagation des épidémies ne jouissait pas de moyens de transport modernes comme l’avion, le train, la voiture et le métro. Malheureusement pour les populations atteintes, la médecine avait peu de réponses à offrir pour enrayer le fléau.

Depuis quelques semaines, le monde entier s’inquiète. Selon les chiffres rapportés à l’Organisation mondiale de la santé, le Syndrome respiratoire aigu sévère (pourquoi autant d’adjectifs????), SRAS, aurait fait 267 victimes sur la planète entre le 1er novembre 2002 et le 25 avril 2003. De ce nombre, plus de 200 ont été répertoriés en Chine. Pourtant, le monde entier tremble. Au Canada, la ville de Toronto, où la plupart des cas ont été recensés, est devenue une ville condamnée, plusieurs quartiers et établissements asiatiques sont tout simplement désertés.

Des gens meurent. Pas des milliers par jour comme en Afrique, mais la misère des nantis reste plus inacceptable. Parce qu’ils ont à leur disposition les moyens des grandes entreprises pharmaceutiques  et l’argent pour financer la recherche. L’avenir de l’Afrique meure chaque jour mais ses morts ne font plus la nouvelles. Elles s’inscrivent dans le quotidien et le quotidien ne fait pas de bonnes manchettes.

Depuis hier, il y a pire que les morts et l’incertitude d’une population au bord de la panique. Le monde vient de réaliser le prix d’une épidémie, même embryonnaire. Le SRAS coûte au monde moderne 30 milliards de dollars en manque à gagner. Une question obsède les dirigeants de ce monde, nous en remettrons-nous et combien d’entreprises succomberont elles aussi au SRAS? Une histoire à suivre et sans doute quelques films à voir. La peur, c’est ce qui se vend encore le mieux. 

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