La chronique de Max sur Télé Souvenirs
Télé Souvenirs >  La chronique de Max > Volume 3 - numéro 3
Accueil       Séries       Émissions       Stars       Cinéma       Coin des annonces         Personnages       Mémoire sonore       Liste d'envoi
 volume 3 numéro 3

édition précédente 

DVD       Horaire TV       Choniques de Max       Quoi de neuf?       Partenaires       Shopping       Plan du site       Favoris       Pour nous joindre

Quand l’argent compte plus que la vie

Montréal, Québec, Canada - 17 juillet 2005
Par Max
 

Les Américains viennent encore de confirmer qu’au pays de l’Oncle Sam l’argent prévaut sur la vie. Un meurtrier reconnu coupable risque 10, 15 ou 20 ans de prison dépendamment de l’ardeur de son avocat ou de l'ampleur son compte de banque. Sans compter les fameux plea bargin qui peuvent souvent lui valoir une peine minimale quand le criminel accepte de se mettre à table pour vendre l'un de ses complices. Le pédophile qui a gâché la vie d’innocents enfants ne moisira pas à l’ombre des décennies non plus. Surtout s’il a la chance de porter la soutane et d’être protégé par son archevêque qui le changera de diocèse quand la soupe deviendra trop chaude.

Le pardon de la justice américaine ne connaît pas la même clémence quand les accusés ont eu le malheur de jouer dans les économies des citoyens ou des investisseurs. Un homme de 80 ans, John Rigas, fondateur d’une compagnie de cablodistribution, vient de l’apprendre à ses dépends. Il aura les 15 prochaines années pour travailler sur son repentir et méditer sur ses fautes qui consistent simplement à avoir tripoté ses livres comptables.

Le bras de la justice a frappé encore plus fort sur la tête de Bernard Ebbers, l’ancien patron de WorldCom, qui couvrira de graffitis les murs de sa cellules pour les 25 prochaines années. La justice américaine lui reproche d’avoir fraudé, d’avoir comploté et d’avoir falsifié des rapports financiers en plus de s’être livré à de fausses déclarations.

Il s’en trouvera certainement pour dire que les crimes de ces gens lézardent dangereusement les fondations de l’économie capitaliste fondée sur la confiance des investisseurs et, qu’à ce titre, il faut en faire des exemples pour éviter l’affaiblissement des structures en place. Parce que le bien être des Américains repose sur une économie saine.

Quand une personne meurt devant l’arme d’un meurtrier, quand un enfant souffre des gestes de son violeur, l’Amérique compatit avec les familles mais s’empresse d’ajouter avec un trémolo dans la voix Life must go on. Mais c’est connu que lorsque le portefeuille du citoyen américain est menacé, la vie ne peut pas continuer. Il faut alors sévir et vite. Au royaume de George Bush, l'argent fait le bonheur et quiconque menace le bonheur de son peuple doit s'attendre à en payer le prix.
 

Vos commentaires sont les bienvenus