La chronique de Max sur Télé Souvenirs
Télé Souvenirs >  La chronique de Max > Volume 1 - numéro 2
Accueil       Séries       Émissions       Stars       Cinéma       Coin des annonces         Personnages       Mémoire sonore       Liste d'envoi
 volume 1 numéro 2

édition précédente 

DVD       Horaire TV       Choniques de Max       Quoi de neuf?       Partenaires       Shopping       Plan du site       Favoris       Pour nous joindre

Les criminels et la police ont la cote

Longueuil, Québec, Canada - 29 novembre 2002
Par Max

Le crime n’a jamais payé autant. Peu de chance toutefois pour que les profits de ces crimes soient saisis par la police. Parce que ces crimes dont nous parlons sont tout ce qu’il y a de plus légal. Les criminels, loin de se terrer dans la crainte des autorités, se pavanent dans des millions de salons à chaque soir. Il ne se passe en effet pas une seule journée de la semaine sans que la télévision américaine n’affiche à son horaire un show policier.

Le succès de Crime Scene Investigation (CSI) par exemple a atteint un tel sommet de popularité que le réseau CBS a jugé bon en faire un clone à mi chemin entre le CSI original et Miami Vice. L’émission raconte comment les fin limiers du service médico-légal épinglent les assassins de tout acabit grâce aux développements de la science moderne.

Du détective lunatiquement brillant à la Mr Magoo (Monk) au policier véreux de the Shield, en passant par les agents spéciaux véhiculés en rutilants coupés sports de Fastlane ou la trilogie des Law and Order, l’imagination hollywoodienne puise sans vergogne dans les annales criminelles pour mousser les cotes d’écoute.
Aux heures de grande écoute, entre 20 et 23 h, le crime et la police occupent en moyenne deux heures par soir avec un point culminant le samedi soir alors que les téléphiles doivent choisir entre sept heures d’intrigues policières. Évidemment, rien de plus facile que de se moquer du fanatisme des Américains pour les armes à feu ou de porter cette surenchère de sordide au compte de la paranoïa de nos voisins du sud face aux criminels.

Les tendances télévisuelles d’Hollywood ne tardent habituellement pas à déteindre sur nos créateurs. En fait, le virus germe déjà depuis un certain temps en terre québécoise. Omerta a fait bondir les cotes d’écoute et gardé des centaines de milliers de Québécois en transe devant leur petit écran. Plus près de nous, le bon peuple attend fébrilement la dernière mouture du Fortier de Fabienne Larouche.

Notre télé ne fait pas dans le philanthropisme, ni dans le caritatif. À l’instar des grands réseaux américains, l’appât du gain dicte le choix des directeurs de programmation. Il faut donc nous préparer à de longues soirées passées dans l’intimité des criminels et des policiers.

Vive la télé.

Vos commentaires sont les bienvenus