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La télé réalité, le succès de la bassesse humaine

Montréal, Québec, Canada - 23 novembre 2003
Par Max

Je me souviens encore de la première série de Survivor, un des précurseurs de la télé réalité. Seize personnes ont été larguées à Pulau Tiga, une île située dans le sud de la mer de Chine. L’idée de ce show réalité, c’était, pour chaque participant, de faire en sorte de survivre jusqu’à la fin sans être évincé par le groupe. Un seul gagnant empocherait le million de dollars mis en jeu. On sait ce que l’homme peut faire pour un million de dollars. Pour parvenir à leurs fins, les praticipants ont prouvé qu’ils étaient prêts à tout : collusion, manigances, tricheries et trahisons. L’analyse de l’émission donne un aperçu peu relisant de la bassesse humaine quand vient le temps d’empocher un gros lot.

Il faut se souvenir de la crise à laquelle a eu droit Kelly Wiglesworth de la part de son alliée, Suzan Hawk à l’occasion de l’émission post mortem de la première série.  Alliée est un bien grand mot dans ce cas-ci, puisque Kelly n’a pas tenu le marché qu’elle avait fait avec Suzan de faire front commun contre les deux hommes encore en lice. Au dernier moment, madame Wiglesworth avait fait volte face et voté contre Suzan provoquant ainsi son élimination puisque les deux hommes, qui avaient convenu d’un pacte semblable, avaient tenu parole.

Si Richard Hatch, le futé consultant en résolution de conflits auprès des entreprises a finalement mis la main sur le million convoité, le grand gagnant du gros lot, c’est CBS. L’ampleur des cotes d’écoutes ont été telles que tous les autres réseaux ont voulu leur propre spectacle de télé réalité. Que ce soit Bachelor, Joe Milionnaire, Bachelorette, For Love and Money, aux Etats-Unis, Loft Story en France ou Loft Story et Occupation double au Québec, tous misent sur la convoitise, l’hypocrisie, la flatterie, l’envie et le bitchage pour choquer les spectateurs et créer un véritable débat autour des machines à cafés des bureaux et même dans les médias.

Certains journalistes s’étonnent et se scandalisent de constater que certains grands quotidiens fassent leur une d’un spectacle de télé. Les émissions de lignes ouvertes sollicitent même les commentaires de leurs auditeurs pour connaître leurs réactions à l’émission de la veille. La réalité n’existe plus, vive la télé réalité, une sorte d’hybride entre la vraie vie et les soaps opéra.

Il sera maintenant difficile de se formaliser du scandale financier du conseil d’administration d’Enron, de la cupidité des grandes entreprises qui embauchent des enfants dans un pays du tiers monde, des dictateurs qui sont prêts à tuer et à trahir pour acquérir le pouvoir. Si leurs gestes sont condamnables, les sentiments qui les animent sont les mêmes qui font la gloire et les cotes d’écoutes de la nouvelle télé réalité. 

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